J’ai vraiment commencé à voyager en 2016. Je me suis rendue à Bali… solo, pour la première fois. Un voyage que j’ai adoré, déclic de plein de choses dans ma vie. Les voyages sont certainement une des choses dont je ne pense pas pouvoir me lasser. Je sais la chance que j’ai de pouvoir en faire et j’essaie à chaque fois d’en profiter au maximum. Je suis définitivement convaincue que voyager, et notamment seule (ce que je fais souvent), permet de m’enrichir d’une façon unique en soit.

Le voyages c’est se perdre et ignorer tout ce qu’on connaît depuis notre naissance

Je me sens vraiment bénie de parcourir le monde, d’aller à la découverte et voir ce que je ne connais pas. Sortir de mon petit monde quotidien. Car avant tout c’est ça voyager : « se perdre » ou plutôt redéfinir toute une conception personnelle avec laquelle j’ai l’habitude de vivre. Me plonger dans l’inconnu. C’est aussi une des grandes peur des gens quand je leur parle de voyager seul.

Voyager c’est comme écrire sur une page blanche. Il faut effacer ce qu’on connaît pour vraiment apprécier ce qu’on découvre. Déconstruire les préjugés, les habitudes et les coutumes avec lesquelles j’ai grandit. Se perdre dans une culture qui nous déconditionne de celle que l’on côtoie quotidiennement. Sinon comment vraiment apprécier un voyage ? Je veux dire, c’est aussi apprendre à sortir de sa zone de confort. De ses “problèmes de riche” comme j’aime le dire. Les gens peuvent être si exigeants quand ils voyagent, comme s’ils débarquaient chez eux….
Comme absolument devoir se loger dans un lieu avec un certain standing. Prendre une pension complète et rater toute la richesse culinaire locale. Je ne suis pas contre mais au final ce qui compte n’est pas tant le lieu où tu dors mais plutôt ce que tu fais de ta journée pour aller à la rencontre des merveilles des hommes et du monde.

Les voyages me rendent plus humble et reconnaissante de ce que j’ai

Les voyages c’est relativiser ses problèmes. Et même souvent de « faux problèmes ». J’ai remarqué par exemple qu’on a cette fâcheuse tendance à vouloir tout, tout de suite. Toujours plus. Les personnes que je rencontre en cours de chemin, me rappellent à chaque fois que la vie est précieuse. Et qu’il faut être reconnaissant des choses les plus simples ou banales à nos yeux. Dans des pays où la pauvreté est un quotidien, les gens vous accueillent les bras ouverts… Une sacrée leçon sur l’amour de l’autre. Parce que les voyages ce n’est pas seulement des cartes postales…

un pays riche économiquement n’a pas le monopole sur les valeurs humanistes, ni même d’ailleurs sur la meilleure manière de vivre.

Quand on est prêt à laisser de côté ses manières, les échanges avec l’autre, celui qui nous accueille dans son pays, prennent encore plus d’importance. J’en ai reçu de l’amour durant mes voyages. Certainement qu’une bonne étoile veille sur moi car c’est fou les personnes bienveillantes que j’ai rencontré. Cela prouve, qu’un pays riche économiquement n’a pas le monopole sur les valeurs humanistes, ni même d’ailleurs sur la meilleure manière de vivre.

C’est ce dont je faisais allusion plus haut : oublier son conditionnement. Quand je voyage j’aime apprendre des personnes sur place. Et j’apporte une importance à vivre une expérience locale au maximum. On est des êtres humains pas des machines de consommation… personne n’est mieux placé qu’un autre pour affirmer que sa façon de vivre est la meilleure… Et puis, qui mieux qu’un habitant local pour vous faire découvrir son pays ou sa culture ? Bien que dans certains endroits, les locaux ne connaissent rien d’autre que leur maison et les alentours. Et c’est aussi dans ces situations où je me dis que je suis tellement chanceuse…

Nourrir mon âme et mes yeux, de la beauté de la nature

Quand je voyage, je photographie avec mes yeux ce qui impressionne mon âme : la nature. Etant une citadine, me plonger dans des environnements où la nature n’est pas remodelée par l’homme, est une vraie bénédiction. Je suis restée plusieurs fois sans voix devant la magnificence de certains paysages ou spectacles de la nature. En fait, ni les mots et ni toutes les photos ou vidéos prises ne pourront jamais exprimer assez le sentiment que je ressens devant autant de beauté.

C’est impressionnant à quel point la nature est bien faite ! Et ce qui est le plus fou c’est que je n’ai même encore vu la moitié de ce qu’elle a à montrer… Je ne sais pas si le mot évasion est le bon quand on est submergé par le sentiment de plénitude, de tranquillité et de bien-être, face à la richesse de l’environnement. Ce que je sais par contre, c’est que le sentiment peut être saisissant.

Voyager, encore et toujours…

Certains parlent d’oublier ses problèmes par le voyage. Je n’en sais trop rien car dans ma tête je pars non pas pour fuir mais me perdre et m’enrichir encore et toujours, culturellement, intellectuellement, moralement. Notre conception du voyage, à bien des égards, n’est pas motivée par l’envie d’apprendre de l’inconnu, mais plutôt par la condition sociétale. Des photos publiées ici et là, et puis revenir sans avoir chercher à comprendre la culture, les gens…

L’ultime idéal pour moi : avoir la chance de voyager à tel point, que prendre des images de ce que je vois n’aurait plus aucun intérêt à mes yeux. Avec le contexte dans lequel on vit depuis quelques mois, j’ai repensé à ces formidables voyages que j’ai fait et je prie pour pouvoir encore en faire d’autres et continuer de me perdre. Prendre le temps de vivre des moments qui me laissent émerveillée par la beauté et la richesse des hommes et de la nature.

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