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 J’ai eu la chance d’être à la deuxième édition du festival Afro Nation, qui s’est déroulé au Ghana en décembre dernier. L’occasion rêvée de profiter de live uniques d’artistes africains que j’adore écouter.


Afro Nation Ghana, 4 jours d’enjaillement non stop

Labadi beach, Accra. C’est là où les orga de ce festival, premier du genre, ont décidé de poser leurs valises. Pendant 4 jours, du 27 au 30 décembre 2019, Nigériens, Ghanéens, Anglais, Américains, Français, Barbadiens, Jamaïcains, et bien d’autres ont foulé le sable épais de Labadi pour partager ensemble l’amour de la musique made in Africa.

En paillettes, maillot de bain, robe ou short, pendant 4 jours dès 16h quand l’orga était à l’heure, j’ai pu profiter de live des plus gros artistes africains (et pas que) du moment, jusqu’au petit matin. Et croyez moi c’est à vivre !

Afro-nation-ghana-un-festival-de-folie


Des artistes et une ambiance de folie

La tête d’affiche des artistes présents est certainement la première raison pour laquelle je me suis décidée à prendre ma place pour le festival. Davido, Burna Boy, Wizkid, Alkaline, Zlatan, Rotimi, … bref ça m’a fait bondir quand j’ai vu tous ces artistes présents pour l’événement. Ni une ni deux, je choisis un pass VIP en early birds. 

L’atmosphère tout au long du festival était pleine de good vibes, malgré une attente bien trop longue des plus gros artistes. A ce niveau les orga du festival ont déconné. Ils n’ont pas respecté le timing du programme annoncé. Danser, et attendre debout pendant des heures que les artistes passent auraient pu jouer sur nos nerfs mais l’amour de la musique étant plus fort on a tenu.

Niveau prestations mes attentes ont été largement satisfaites ! Les artistes se sont tellement donnés ! Et on leur a bien rendu. Les Ghanéens ont une sacrée énergie et les vibes étaient démantes. Honnêtement j’ai été impressionnée par l’ambiance dégagée pendant ces 4 jours. Ca dansait et chantait dans tous les coins du festival. 
Et malgré des petits bugs techniques, les artistes ont fait le show déterminés à performer. Ma prestation préférée reste celle de Davido. C’est celui qui s’est le plus donné selon moi et qui a vraiment partagé avec le public. Je suis un peu dégoutée d’avoir assisté à la performance de Burna Boy depuis le fond de la plage (je suis arrivée trop tard pour chopper une bonne place en VIP).


Un festival presque parfaitement pensé …

Le manque de gestes pour l’environnement

En de hors de la scène principale, il y avait un espace « food » pour boire et manger. L’occasion pour la vorace que je suis de manger du riz jollof et du poulet. Une excellente manière de faire participer les entreprises locales à l’événement et de les mettre en avant. Le système pour consommer sur place, s’est fait via l’achat de crédits mis à disposition dans notre bracelet d’accès au festival. Plutôt ingénieux. 

Jusque là tout allait bien mais la quasi absence de poubelle m’a fait bader. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut organiser un si gros événement et ne pas mettre des poubelles partout à disposition surtout quand cet événement est sur une plage… Surtout qu’à côté de ça, il y avaient deux poubelles « spécial plastique » pour inciter au tri. 


Une période de décembre chargée niveau agenda à Accra

Autre point, le mois décembre au Ghana est le mois de tous les événements. Afro Nation s’est positionné sur des jours où il y avait de la forte concurrence avec d’autres festivals locaux très très populaires. Résultat des courses, c’était le tiraillement pour savoir si je privilégiais les events locaux plutôt qu’Afro Nation. 


Un espace VIP à revoir

Passé l’entrée de l’espace VIP, je dois dire que je suis restée un peu perplexe mis à part le fait d’être proche de la scène et des toilettes à proximité, l’espace VIP était VIP pour rien… 

Enfin, ce qui a manqué au festival est la possibilité d’en profiter la journée. Honnêtement je n’ai pas compris pourquoi ils n’ont pas permis l’accès pour nous laisser profiter de la plage, se restaurer et chiller durant la journée. 

Afro Nation, enfin un festival qui célèbre la musique africaine

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Pour une première à ce festival j’ai vraiment adoré. Je recommande définitivement l’évent. Ce qu’il y a de beau avec ce festival est l’unité. Et ce sentiment de bien-être qu’on ressent. On est tous là à partager notre bonne énergie. Ca fait du bien.

Ce que j’ai kiffé le plus est d’avoir vécu ce festival avec des locaux. Les Ghanéens sont des personnes généreuses ! Ca a été un vrai bonheur de m’amuser à leurs côtés. 

C’est une grande première pour la communauté noire de proposer un festival qui valorise notre musique. J’ai lu que certains n’y croyaient pas et dénigraient le projet parce que ce sont des noirs qui organisent… Je pense qu’à l’heure qu’il est ils doivent se cacher. Aucun incident, aucune bagarre. La sécurité était bien briefée, les entrées contrôlées, l’espace scénique bien agencé. 

Afro Nation est en train de marquer les esprits. C’est un pari audacieux largement relevé que d’avoir pensé et mis en place un tel événement. Qui manquait d’autant plus dans ce qui se fait aujourd’hui.

Et pour vous faire une idée vous pouvez retrouver sur mon profil Insta, dans la story, « afro nation », une partie de certains live que j’ai filmé.

Les prochaines dates du festival se dérouleront :

Mais si je ne dis pas de bêtises tout est quasi sold-out.

Beingdrey blogueuse lifestyle

 

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